L’élevage haïtien cherche un nouveau souffle dans le Grand Sud
L’élevage haïtien cherche à renforcer ses performances. À Fonds-des-Blancs, 21 agronomes et agents vétérinaires ont été formés à l’insémination artificielle du 12 au 30 octobre 2026. Cette initiative du ministère de l’Agriculture, à travers le projet PARSA, vise à améliorer la reproduction animale et à soutenir les revenus des éleveurs.
Organisée par le consortium IICA-GIRADEL, la session a réuni des professionnels des Nippes, du Sud, de la Grand’Anse et du Centre. Sous la supervision de l’agronome Michelet MASCARY et de l’expert Ronelson STINFIL, les participants ont étudié le diagnostic des animaux, la synchronisation des chaleurs, les techniques d’insémination et le suivi sanitaire.
Des exercices pratiques sur des chèvres leur ont permis de mettre en application les connaissances acquises. Une étape essentielle pour préparer ces professionnels à intervenir auprès des éleveurs.
Le PARSA ambitionne de réaliser 50 inséminations artificielles dans chacun de ses départements d’intervention. Les professionnels formés devront désormais transmettre leurs compétences et accompagner les producteurs.
L’enjeu dépasse la seule amélioration génétique des troupeaux. Dans les zones rurales, l’élevage constitue une source de revenus pour de nombreuses familles. Il contribue à l’alimentation, aux dépenses de santé et à la scolarisation des enfants.
L’insémination artificielle peut améliorer la productivité animale. Mais son efficacité dépendra du suivi sanitaire, des équipements disponibles et de la maîtrise technique des intervenants.
À terme, le défi sera de traduire cette formation en résultats concrets : des troupeaux plus performants et des revenus mieux consolidés pour les ménages ruraux.
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